Manager en travail social

Manager en travail social : une fin en soi ou un moyen de promotion du progrès ?

Notre séminaire des cadres des 25 et 26 juin 2025 a rencontré un franc succès auprès des participant·e·s. Si les retours font écho de la bonne organisation et de l’ambiance chaleureuse de ces deux journées, ils saluent aussi l’inventivité des ateliers proposés et la qualité des différentes interventions. Hicham LOTFI, directeur général de l’ADSEA77, avait notamment tenu a présenté à ses équipes des axes de réflexion sur l’éthique du management.

Dans un contexte de travail social de plus en plus contraint par des exigences d’efficacité et de performance, la question de l’éthique managériale est en effet centrale. Le management ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen au service de l’humain, en particulier des personnes vulnérables accompagnées par nos structures sociales et médicosociales. Dans notre champ d’action, quelle est la finalité du management: est-il au service de la mission sociale ou devient-il un outil de rationalisation, au détriment de l’éthique?

L’on peut définir l’éthique, distinguée de la morale par son caractère évolutif et contextuel, comme une réflexion sur le bien agir dans des situations concrètes. Elle implique des arbitrages complexes entre rentabilité vs bien-être, transparence vs confidentialité, ou encore croissance vs durabilité. Le manager éthique doit donc s’appuyer sur un cadre de valeurs, de devoirs et de responsabilité, en cohérence avec les droits humains, l’équité et la durabilité. Selon Hicham LOTFI, l’éthique managériale ne se décrète pas : elle s’incarne dans les actes quotidiens, dans la cohérence entre discours et actions, et dans la reconnaissance de chaque individu comme une personne à part entière, et non comme une simple ressource. Des outils comme les 12 questions éthiques de Laura Nash(*) permettent d’éclairer les décisions en tenant compte des conséquences, des intentions et des parties prenantes. En somme, un management éthique, particulièrement dans nos métiers de l’intervention sociale, suppose une posture réflexive, une exemplarité des dirigeants, et une volonté constante de préserver la dignité humaine au cœur de l’action managériale.

Une posture qui se veut directement corrélée au 2e pilier de notre projet associatif, selon lequel l’expertise et la compétence des femmes et des hommes, notamment des managers, qui font vivre l’ADSEA77 contribuent à la richesse de l’association.

(*) référence (en anglais) : https://2012books.lardbucket.org/books/beginning-human-relations/s09-02-making-ethical-decisions.html

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