Organisation

L’ADSEA 77 dans l’histoire de l’éducation spécialisée

L’association ADSEA 77 a été fondée en 1944 dans le cadre d’une philosophie humaniste et personnaliste orientée vers l’enfance en danger dans un double mouvement de protection et d’intégration des enfants et des adolescents en difficultés, en situation de risque et de danger physique et moral. L’association s’est fixée deux objectifs ambitieux :

Recueillir et accueillir

Protéger et éduquer les enfants physiquement ou
moralement abandonnés

L’association s’inscrit ainsi dans un vaste mouvement d’idées et d’actions qui se sont développées sur l’ensemble des départements et régions dès les années 1942/43, parfois dès les années 1935/40. L’esprit Sauvegarde est né des sociétés de patronage de la fin du 19e siècle. Il trouve son origine dans des événements tels que :

  • la loi de 1889 sur la protection de l’enfance en danger ;
  • la loi de 1898 sur l’enfance martyre ;
  • la création en 1912 du tribunal pour enfants ;
  • la création des services sociaux auprès des tribunaux ;
  • l’ordonnance du 2 février 45 relative à l’enfance délinquante.

Les ARSEA (associations régionales pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence) et les ADSEA ont été créées initialement pour coordonner les organismes privés et publics dans le cadre de politiques relatives à l’enfance déficiente et en danger moral. Il était même question dans les années 1945 de « plans de sauvetage de l’enfance délinquante et en danger moral ». 

L’ADSEA 77 se situe ainsi dans un mouvement simultanément associatif, apolitique et non confessionnel inspiré par des valeurs morales et éducatives portées initialement par des militants, et dans une action animée par des professionnels de l’action éducative et sociale. 

Elle a ainsi participé au développement des professions sociales et des établissements et services pour enfants et adolescents déficients ou en danger, et a largement contribué au plein essor de l’éducation spécialisée, de l’action sociale et médico-sociale, au travers des internats et du milieu ouvert. 

Depuis 1971, l’association est reconnue d’utilité publique.

L’Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence en Seine-et-Marne (ADSEA 77), dite Sauvegarde de Seine-et-Marne, est aujourd’hui composée de 21 établissements et services. Elle emploie en 2020 plus de 900 professionnels qui interviennent sur l’ensemble du département.

Elle a pour but d’apporter une aide aux enfants, aux adolescents et aux adultes handicapés ou en difficulté. Chaque année, 6 000 à 7 000 personnes bénéficient de son action et de ses compétences. Elle offre des conditions favorables pour relayer la demande sociale, diversifier et adapter les réponses. Par des approches différentes et complémentaires, les professionnels concourent à la réflexion, dans le respect des valeurs du projet associatif.

La direction générale 

L’article R.314-88 du CASF donne une liste indicative et non limitative des missions du siège social : 

  • L’élaboration et l’actualisation du projet d’établissement ou de service, y compris par des travaux portant sur un projet global de l’organisme gestionnaire ; 
  • L’adaptation des moyens des établissements et services pour l’amélioration de la qualité du service rendu et de la coordination des interventions ; 
  • La mise en œuvre ou l’amélioration des systèmes d’information, notamment ceux qui sont nécessaires à l’établissement d’indicateurs ; 
  • La mise en place de procédures de contrôles internes et d’exécution de ces contrôles ; 
  • La conduite d’études budgétaires et financières ; 
  • La réalisation de prestations de service ou d’étude pour les ESMS qui concourent à des économies d’échelle ; 
  • L’élaboration de Contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM). 

La direction générale est ainsi structurée autour d’une direction financière, d’une direction des ressources humaines et de services informatique et administratif, permettant l’accomplissement de ses missions.

Les pôles directionnels

Les pôles directionnels : partager des préoccupations de terrain, garantir la cohérence et la cohésion et définir le cap.
Directionnels car composés des professionnels qui ont la capacité de décision. Les pôles directionnels sont un des mécanismes institués de régulation, de contrôle et d’aide à la décision. La mise en place des pôles directionnels a répondu à la volonté de l’Association de mettre fin au clivage entre les établissements et services. Elle s’inscrit dans le cadre d’un projet de management visant à prendre en compte les évolutions politiques, économiques et sociétales et de s’engager dans une dynamique d’adaptation.

Les objectifs des pôles directionnels sont les suivants :

  • Créer une synergie entre les cadres et la direction générale en tenant compte des réalités de terrain ;
  • Favoriser et fluidifier les liens horizontaux et verticaux ;
  • Renforcer l’approche territoriale des problématiques et prévenir le cloisonnement des réponses ;
  • Construire une dynamique à l’intérieur de l’association en réunissant des établissements et services dans un même domaine de compétence ;
  • Produire de l’expertise et de la compétence collective ;
  • Générer des projets ;
  • Prendre des décisions à caractère très opérationnel.
    Les pôles directionnels permettent à la direction générale d’avoir une vision globale de l’offre de service, de faire des connexions entre les différents projets et de nourrir la recherche-action.

1944

Création de l’ADSEA77

1946

Ouverture du Logis à Saint-Germain-Laxis

1949

Un siège social est créé L’ADSEA77 nommée tutrice aux allocation familiales

1959

Service d’action éducative en milieu ouvert (SAE)

1968

Service social de prévention (SSP)

1970

Création des clubs de prévention spécialisée (CEPS)

1971

L’ADSEA77 est reconnue d’utilité publique

1975

Accueil d’adultes handicapés mentaux au foyer de Bécoiseau à Mortcerf

1976

Foyer d’accueil et d’orientation à Melun (FAO)

1979

2e foyer pour adultes handicapés mentaux à Dammarie-lès-Lys (Vosves). Les Rochettes, la Haute Bercelle et le Service d’accueil en ville (SAV) accueillent leurs premières jeunes filles.

1987

ETAPE : écoute téléphonique anonyme parents-enfants

1992

Le Coudray à Maincy

2000

Foyer de jeunes travailleurs à Melun (FJT)

2005

Promotion-insertion-jeunes-emploi (PIJE)

2008

La Maison du Saut du Loup accueille des jeunes en très grandes difficultés

2011

Ouverture du Centre éducatif fermé de Combs-la-Ville (CEF)

2012

Création du Service d’investigation éducative (SIE)

2014

Ouverture d’un service d’AEMO renforcée au SAE

2017

Ouverture du Dispositif de remobilisation et d’engagement citoyen et solidaire (DRECS) à Souppes-sur-Loing

2019

“Despatys »: création d’un dispositif expérimental de mise à l’abri de 50 places pour les mineurs non accompagnés (MNA)